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ExpositionJusqu'au 6 octobre 2018, la Fondation EDF à Paris présente l'exposition « 1, 2, 3 Data ».
Affiche de l'exposition "1, 2, 3 Data" à la Fondation EDF
Affiche de l'exposition "1, 2, 3 Data" à la Fondation EDF
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Faire de données immatérielles, un matériau artistique, c’est le parti pris de l’exposition accueillie du 4 mai au 6 octobre à la Fondation EDF. Sur le modèle d’un cabinet de curiosité, ce programme révèle non seulement les problématiques liées aux cumuls des données numériques mais aussi leur potentiel artistique.

S’il s’agit d’un objet d’étude en apparence complexe, David Bihanic, commissaire de l’exposition et maître de conférence en architecture et arts appliqués à l’université Paris 1, relève le défi de présenter autant d’éléments techniques sous un angle pédagogique. Une logique qui prend forme en trois étapes plus ou moins complexes : Exposer, expliquer et explorer.

Un triptyque pédagogique

DAVID BOWEN TELE-PRESENT WATER Tubes plastique, structures et câbles métalliques, logiciel Max/MSP (bibliothèque jitter, v5), microcontrôleur Arduino, moteurs à courant continu de 24 V. 5,4 x 3 x 3 m

Le premier thème, « Exposer », propose des oeuvres tangibles qui donnent une idée concrète de ce que peuvent offrir les data. On retrouve par exemple l’oeuvre de David Bowen, « tele-present water », qui reconstitue les mouvements des vagues à partir d’informations captées par une bouée aujourd’hui perdue des radars.

La deuxième étape, « Expliquer », propose de réutiliser des données afin de les présenter sous une forme alternative et ainsi ré-orienter leur compréhension et leur analyse. Il s’agit en somme d’offrir à des informations numériques de nouvelles significations afin de faire émerger d’autres savoirs.

À ce titre, l’oeuvre de Samuel Bianchini, « All Over », reprend les chiffres et les caractères spéciaux des données boursières mondiales qu’il restitue sur un écran. Ces informations forment alors une figure qui évolue en fonction des fluctuations boursières et qui est donc rendue précaire par les éléments mêmes qui la constituent. Ainsi, elle rend compte de l’instabilité du monde de l’économie et de la finance.

Data String - Domestic Data Streamers via Fondation EDF

Enfin le parcours incite à « Explorer » le monde des data numériques à travers une « forêt d’écran » qui propose au public un point de vue plus approfondi autour du sujet à partir de vidéos et de programmes. La fondation EDF rassemble ainsi une collection d’oeuvres réalisées par des artistes et des designers qui cherchent à révéler tous les enjeux du data dans la société mais aussi leur potentiel dans l’art.

Démocratiser la connaissance des nouvelles technologies

L’objectif final porté par cette initiative est donc de valoriser les avantages que comporte l’utilisation des données, tout en prenant en compte les menaces potentielles qu’elles véhiculent, notamment au niveau environnemental et social avec la très actuelle question des données personnelles. C'est pourquoi des ateliers de sensibilisation sont aussi proposés aux visiteurs afin de mieux comprendre les enjeux des datas grâce à la pratique.

via Fondation EDF

Ouverte au public, l'exposition « 1, 2, 3 Data » s’inscrit ainsi dans la politique de démocratisation des nouvelles technologies menée par la Fondation EDF depuis trente ans. Elle complète une série de programmes présentant les dernières technologies au public, comme sa dernière exposition sur les jeux-vidéos.

Marie-lys de Saint Salvy
Dans l'agenda
Du vendredi 4 mai 2018 au samedi 6 octobre 2018
Exposition  « 1, 2, 3 Data »
Fondation EDF
6 rue Récamier, 75007 Paris
Faire de données immatérielles, un matériau artistique, c’est le parti pris de l’exposition accueillie du 04 mai au 06 octobre à la Fondation EDF.
sur actu.archi
Revue de presse
Publication : "Habiter le monde" de Philippe Simay présente des lieux insolites qui invitent à repenser l'écologie
Les effets de l’urbanisation et du changement climatique convergent de manière dangereuse. Les villes sont fortement vulnérables aux changements climatiques et vont devoir s’adapter. Selon l’ONU, des centaines de millions de personnes dans les zones urbaines à travers le monde seront affectées par la hausse du niveau des mers, l’augmentation des précipitations, les inondations, les cyclones, les tempêtes plus fréquentes et plus fortes, les périodes de chaleur extrême et de refroidissement. Mais aussi les changements de vie en société comme le nouveau rapport au travail, à la société de loisirs, au bien-être, etc. Pourtant, à travers le monde, certaines villes déjà ont anticipé cette adaptation. Philippe Simay, dans son livre Habiter le monde (ARTE Editions), nous entraîne dans une épopée de l’habitat humain où l’homme a su s’approprier un espace pour y vivre en sécurité, en société et en harmonie avec l’environnement. « Car habiter c’est prendre soin du monde et de soi-même ».
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