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ExpositionDes paysages d'Eragny aux rues animées de Paris, deux musées parisiens exposent en ce moment des vues de la France à la fin du XIXème siècle à l'occasion d'expositions consacrées au peintre Camille Pissarro.
Camille Pissarro – La Place du Théâtre-Français et l’avenue de l’Opéra, effet de pluie – 1898 Huile sur toile – 73,6x91,4cm – Minneapolis, Institute of Art, fonds William Hood Dunwoody © Photo : Minneapolis Institute of Art
Camille Pissarro – La Place du Théâtre-Français et l’avenue de l’Opéra, effet de pluie – 1898 Huile sur toile – 73,6x91,4cm – Minneapolis, Institute of Art, fonds William Hood Dunwoody © Photo : Minneapolis Institute of Art
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Deux expositions sont présentées en ce moment à Paris autour de Camille Pissaro. Le musée Marmottan Monet retrace l’ensemble de la carrière du peintre, tandis que le musée du Luxembourg rassemble des paysages peints à une même période.

En ressort le portrait d'un artiste atypique dont le style a constamment évolué au fil de ses rencontres, mais aussi les images d'un pays dans ses multiples déclinaisons, la ruralité francilienne de la fin du XIXème siècle ainsi que la France des villes à Rouen, Dieppe, Le Havre ou Paris.

Camille Pissarro – Bords de la Marne – 1864 Huile sur toile – 81,9x107,9cm – Glasgow, Kelvingrove Art Gallery and Museum – © CSG CIC Glasgow Museums and Libraries Collections

Du paysage de campagne à l'effervescence de la ville

Œuvrant d’abord dans la tradition du paysage français avec une représentation la plus fidèle possible de la réalité, Pissarro s’en émancipe dans le courant des années 1860, continuant toutefois de peindre la nature avec désormais moins de minutie dans la représentation du détail, les couleurs contrastées et l'intensité de l'instant est croquée par une technique brossée.

Plus tard, le peintre éclaircit sa palette, s’installe en plein air comme ses amis impressionnistes, diversifie ses techniques dans sa propriété d'Eragny, s’essaie au pointillisme avec les néo-impressionnistes puis renouvelle ses motifs.

Camille Pissarro, Le Clocher d’Eragny vu de l’atelier, 1894, huile sur toile, 35 x 27 cm, collection particulière, Droits réservés

Il découvre alors la ville avec son mouvement, ses quartiers et ses monuments. Pissarro joue en sans cesse avec les effets de la lumière, et reproduit en série un même sujet à différents moments de la journée, par tous les temps. Nous y découvrons l’effervescence dans les ports, Paris à travers ses ponts et ses avenues haussmanniennes, et nombre de monuments de la capitale.

La ville comme terrain d'expérimentation

Dans ses tableaux du début du vingtième siècle, Pissarro attire notre attention sur la lumière et l’influence qu’elle a sur la couleur, non plus seulement dans la nature mais aussi dans la ville. A croire que le paysage urbain n'a été qu'un prétexte pour traiter les variations lumineuses des différents moments de la journée.

A moins que le peintre ait aussi voulu nous sensibiliser à la richesse de nos villes, de nos paysages, et plus largement de l'environnement qui nous entoure, au-delà même de celui qu'il a aimé représenter.

Le Pont-Neuf, après-midi, soleil, première série 1901 Huile sur toile 73 x 92, 1 cm Philadelphie, Philadelphia Museum of Art Legs de Charlotte Dorrance Wright, 1978

Nicole Hayat
Dans l'agenda
Jeudi 16 mars 2017 à 10h00
Exposition Pissarro à Eragny, la nature retrouvée
Musée du Luxembourg
19 rue de Vaugirard, 75006 Paris
JUSQU'AU 9 JUILLET 2017
Jeudi 23 février 2017 à 20h00
Camille Pissarro, le premier des impressionnistes
Musée Marmottan Monet
2 Rue Louis Boilly, 75016 Paris
JUSQU'AU 2 JUILLET 2017
sur actu.archi
Revue de presse
Publication : "Habiter le monde" de Philippe Simay présente des lieux insolites qui invitent à repenser l'écologie
Les effets de l’urbanisation et du changement climatique convergent de manière dangereuse. Les villes sont fortement vulnérables aux changements climatiques et vont devoir s’adapter. Selon l’ONU, des centaines de millions de personnes dans les zones urbaines à travers le monde seront affectées par la hausse du niveau des mers, l’augmentation des précipitations, les inondations, les cyclones, les tempêtes plus fréquentes et plus fortes, les périodes de chaleur extrême et de refroidissement. Mais aussi les changements de vie en société comme le nouveau rapport au travail, à la société de loisirs, au bien-être, etc. Pourtant, à travers le monde, certaines villes déjà ont anticipé cette adaptation. Philippe Simay, dans son livre Habiter le monde (ARTE Editions), nous entraîne dans une épopée de l’habitat humain où l’homme a su s’approprier un espace pour y vivre en sécurité, en société et en harmonie avec l’environnement. « Car habiter c’est prendre soin du monde et de soi-même ».
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