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ExpositionJusqu'au 8 juillet, la Condition Publique de Roubaix réfléchit sur l'habitant dans sa nouvelle exposition « Habitarium ».
Affiche de la saison Habitarium, La Condition Publique
Affiche de la saison Habitarium, La Condition Publique
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Du 30 mars au 8 juillet 2018, la Condition Publique de Roubaix rassemble une série d’oeuvres d’art autour d’une réflexion sur l’habitat, ses problématiques actuelles et ses enjeux à venir.

Visiter "Habitarium", c’est découvrir une galerie d’art organisée à la manière d’un laboratoire de recherche qui interroge nos « chez-soi » en termes de développement durable et d’intégration sociale. Pour Lauranne Germond, commissaire de l’exposition avec l'association COAL, il s’agit de réfléchir sur comment se réapproprier et repenser nos modèles :

“Imaginer de nouvelles manières de faire des logements qui soient plus évolutifs, plus optimisés sur le plan des ressources et des matériaux de construction.”

La grotte par Xavier Veilhan - Saison habitarium​, La Condition Publique © Maxime Dufour

La Condition Publique nous invite ainsi à mener une réflexion à travers un parcours artistique qui débute sur un état des lieux de l’habitat aujourd’hui. Il en ressort que l’acquisition d’un foyer répond à un besoin primaire - celui de s’abriter - ce que l’artiste Xavier Veilhan cristallise dans la construction d’une grotte qui conditionne l’entrée de l’exposition.

Habiter plus, habiter mieux

L’exposition dévoile ensuite tous les problèmes liés à la course à la construction et à l’étalement urbain, tant sur le plan esthétique qu’écologique. Il s’agit alors de savoir comment renouveler nos ressources, nos matériaux ainsi que nos modèles de construction et de vie.

En reprenant le thème des grands ensembles, le parcours découvre une dimension fragile liée à cette forme d’architecture qui semble vouée à la reconstruction voire à la destruction. Ces logements collectifs posent par ailleurs la question de l’intégration grâce à la proximité des foyers. Dans une société de plus en plus diverse, vivre au sein d’un même immeuble permet-il de créer un lien entre les individus ?

Un monde parfait par Martin Feipel et Jean Béchameil - Saison habitarium​, La Condition Publique © Maxime Dufour

Vivre seul ou à plusieurs ?

Une thématique sociale que l’on retrouve dans le sujet chronique du mal-logement. L’artiste Sébastien Godefroy nous présente alors une série de photos qui retrace son tour de France des mal-logés. Une démarche que le photographe approfondit à travers une vidéo dans laquelle il demande à un jeune couple de commenter une série de clichés prise dans leur intimité perturbée par la précarité.

Un premier état des lieux qui révèle donc différents enjeux liés aux formes actuelles de foyers et qui vise à valoriser un renouvellement du modèle en faveur d’un habitat transitoire. Il s’agit de mettre en avant une structure souple, tant sur le plan humain qu’architecturale, à l’image de la construction préfabriquée.

Maquette de la Résidence Europe par Malte Martin et Etienne Delprat - Saison habitarium​, La Condition Publique © Maxime Dufour

Construire autrement

Parmi les alternatives on retrouve l’idée de construire autrement, c’est à dire de s’éloigner du modèle « tout béton » et limiter la précarité au profit d’une meilleure intégration des habitants. Différents projets de logements collectifs à moindre coût et ouverts au partage sont alors proposés, comme la réhabilitation utopique de la Résidence Europe de Mons-en-Baroeul par Etienne Delprat et Malte Martin.

L’habitat renvoie enfin à la question très actuelle de la mobilité, du foyer nomade et des flux de migration. Il s’agit alors de se poser la question de « Qu’est-ce que ma maison ? » à l’image de l’oeuvre de Pascale Marthine Tayou, Home Sweet Home.

Home Sweet Home par Pascale Marthine Tayou - Saison habitarium​, La Condition Publique © Maxime Dufour

Une démarche communautaire

L’exposition prône ainsi le vivre ensemble en bonne intelligence. Idée que la Condition publique met en pratique en accompagnant l’événement d’un camping innovant sur les toits. L’objectif est de créer un village éphémère qui intégrera des campements plus ou moins spacieux, un potager ainsi qu’un terrain de pétanque.

La Condition publique remplit ainsi son objectif de laboratoire culturel et artistique qui réfléchit sur son environnement urbain proche et sur des problématiques plus larges qui touchent l’ensemble de la population.

Cet espace pluridisciplinaire, à l’image de son exposition, rassemble ainsi des associations extérieures, des organisations et des événements tels que des concerts, performances ou encore des spectacles de danse. Autant d’éléments qui visent à rassembler les habitants du quartier du Pile mais aussi de la ville de Roubaix dans une dynamique participative afin de créer une communauté de réflexion.

Marie-lys de Saint Salvy
Dans l'agenda
Du vendredi 30 mars 2018 au dimanche 8 juillet 2018
Exposition "Habitarium"
La Condition Publique
14 place Faidherbe, 59100 Roubaix
Du 30 mars au 8 juillet 2018, la Condition Publique de Roubaix rassemble une série d’oeuvres d’art autour d’une réflexion sur l’habitat, ses problématiques actuelles et ses enjeux à venir.
sur images.archi
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Ecole Maternelle « Les Calades » à Saint-Gilles | NAS architecture
À Saint-Gilles, en Camargue, l’agence NAS architecture mène le projet de réhabilitation et d’extension de l’école primaire « Les Calades ». Pour cette opération qui s’est déroulée en site occupé, les architectes ont pris le parti d’implanter le nouveau volume en toiture pour ne pas encombrer la cour de récréation. Présent en structure et en façade, le bois choisi pour sa rapidité de mise en oeuvre, sa propreté et son caractère bio-sourcé, fabrique la nouvelle identité du bâtiment. À travers cette réalisation, les concepteurs relèvent le défi de la réhabilitation en imaginant une architecture complémentaire qui créer une nouvelle image tout en respectant les traces de l’existant.
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