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EvénementDans le cadre du 40e anniversaire du Centre Pompidou, Micro Onde, Centre d’art de l’Onde, et le cneai s’associent pour proposer une double exposition, prenant comme point de départ l'année 1977.
Brion Gysin, The last museum, 1974
Brion Gysin, The last museum, 1974
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Placée sous la responsabilité de Yann Chateigné et Tiphanie Blanc, le projet rayonne en amont et en aval du temps jusqu’à nos jours, et met en relation des histoires parallèles, celle du Centre Pompidou et celle de figures actives dans l’ombre de sa création, destinées divergentes interprétées avec la collaboration d’artistes d’aujourd’hui.

Au Centre d’art de l’Onde, l’exposition prend la forme d’une constellation reliant un choix d’oeuvres de la collection du Centre Pompidou et un ensemble de travaux, de documents collectés pour l’occasion. Exploration de l’inconscient cybernétique de Beaubourg, archéologie de ses marges, archive de ses futurs inaccomplis, 1977 s’essaie à rendre lisible ce que nous fait, aujourd’hui, l’histoire d’une utopie restée latente.

"Aux bords de l’histoire officielle" du Centre Pompidou

Le motif de l’excavation avait présidé à l’organisation de Fun Palace, l’exposition que Yann Chateigné, Tiphanie Blanc et Vincent Normand avaient organisée au Centre Pompidou en 2010. Prenant comme point de départ le « trou » creusé au cœur de Paris dès mai 1972 pour y ériger le « vaisseau » de verre et d’acier qui y trône depuis, l’exposition conjuguait les traces des formes de critiques « mineures » qui furent produites alors, qu’un groupe d’artistes et d’écrivains contemporains était invité à s’approprier.

1977 expose une nouvelle étape de cette enquête aux bords de l’histoire officielle du Centre : mêlant à la collection du Mnam des œuvres et des documents issus de mains privées, ou trouvés dans les limbes de l’histoire, le projet continue de creuser le sillon archéologique à travers une intervention « négative » de l’artiste Emilie Ding, mise en dialogue avec un geste figurant le statut de « chantier » du projet par l’architecte Olivier Vadrot.

À partir d’œuvres, de textes et de projets imaginés il y a quatre décennies, 1977 compose une carte reliant les déambulations dans les sous-sols de Paris de Gordon Matta-Clark, la science-fiction de Gustave Affeulpin et la poésie des restes de Raymond Hains. L’exposition s’interroge par ailleurs sur la concomitance de l’ouverture du Centre et la parution, la même année, de La Révolution moléculaire de Félix Guattari, méditation sur les relations entre politique, technologies et inconscient, que les œuvres de Gérard Fromanger, Anna Bella Geiger ou Keith Sonnier révèlent à leur manière, de même que le romantisme révolutionnaire de L’internationale situationniste, les expérimentations d’Eric Duvivier ou les visions de Brion Gysin.

Brion Gysin, The last museum, 1974

Fun Palace, à l'origine de Beaubourg

Une ligne se dessine alors, qui met en lumière la manière dont Beaubourg, institution à l’image « utopique » s’est construite à l’aune de la machine, reflétée par la collection des dessins de l'architecte Norman Foster pour le siège d’IBM, ou la ligne graphique de Paul Rand pour la même firme. Ses sources peuvent être tracées dans les liens qu’ont entretenu utopie et cybernétique qu’incarnent idéalement les projets de Cedric Price et Joan Littlewood pour le Fun Palace, bâtiment qui ne pu jamais être réalisé et dont les principes sont une des sources d’influence de Renzo Piano et Richard Rogers pour l’architecture du Centre Pompidou : imaginé pour durer uniquement dix ans, ouvert, interdisciplinaire, inspiré des théories cybernétiques, le projet est pour autant éphémère, absent des collections du Musée national d’art moderne. Dans l’entrée de l’Onde, un signe en néon imaginé par le duo Dexter Sinister, signale ce Fun Palace absent, fantôme discret et lumineux, observant silencieusement la célébration du quarantième anniversaire de Beaubourg.

Liste des artistes exposés

Avec Gustave Affeulpin, Émile Aillaud, Éric Duvivier & Pierre Clémenti, Marco Ferreri, Sir Norman Foster, Gérard Fromanger, Le Front des Artistes Plasticiens, Anna Bella Geiger, Felix Guattari, Brion Gysin, Raymond Hains, Internationale Situationniste, Martin Kippenberger, Les Halles, IBM, Mangelos, Gordon Matta-Clark, Quinette Meister, Serge Mouille, Le Mur du Fond (Daniel Buren, Lefèvre Jean-Claude, Ben Vautier), Claude Parent, Cédric Price, Paul Rand, Jean Renaudie, Keith Sonnier, Peter Stämpfli, Takis, Vangelis, Iannis Xenakis et Jean Widmer

Et la participation de Stéphane Barbier Bouvet, Dexter Sinister, Emilie Ding, Luca Frei et Pierre Leguillon. Mise en espace d’Olivier Vadrot.

La rédaction tient à préciser que tout ou partie de cet article est extrait d'un communiqué de presse

Dans l'agenda
Du samedi 1 avril 2017 au vendredi 30 juin 2017
Exposition "1977"
L'Onde Théâtre Centre d'art
8 bis, avenue Louis Breguet, 78140 Vélizy-Villacoublay
Dans le cadre du 40e anniversaire du Centre Pompidou, Micro Onde, Centre d’art de l’Onde, et le cneai s’associent pour proposer une double exposition, prenant comme point de départ l'année 1977.
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Revue de presse
Publication : "Habiter le monde" de Philippe Simay présente des lieux insolites qui invitent à repenser l'écologie
Les effets de l’urbanisation et du changement climatique convergent de manière dangereuse. Les villes sont fortement vulnérables aux changements climatiques et vont devoir s’adapter. Selon l’ONU, des centaines de millions de personnes dans les zones urbaines à travers le monde seront affectées par la hausse du niveau des mers, l’augmentation des précipitations, les inondations, les cyclones, les tempêtes plus fréquentes et plus fortes, les périodes de chaleur extrême et de refroidissement. Mais aussi les changements de vie en société comme le nouveau rapport au travail, à la société de loisirs, au bien-être, etc. Pourtant, à travers le monde, certaines villes déjà ont anticipé cette adaptation. Philippe Simay, dans son livre Habiter le monde (ARTE Editions), nous entraîne dans une épopée de l’habitat humain où l’homme a su s’approprier un espace pour y vivre en sécurité, en société et en harmonie avec l’environnement. « Car habiter c’est prendre soin du monde et de soi-même ».
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