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ExpositionEn collaboration avec la Tate Britain de Londres et le Metropolitain Museum de New York, le Centre Pompidou présente jusqu'au 23 octobre à Paris une retrospective du peintre américain David Hockney. Toute la richesse de son parcours artistique, depuis ses oeuvres de jeunesse jusqu'aux toutes récentes créations de ces derniers mois.
A Bigger Splash, 1967 Acrylique sur toile - © David Hockney Collection Tate, London
A Bigger Splash, 1967 Acrylique sur toile - © David Hockney Collection Tate, London
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Avec la volonté de rendre l’art accessible à tous, David Hockney n’a eu cesse d’expérimenter, jusqu’à remettre en question les protocoles de la peinture, pour tenter de représenter le monde extérieur au plus près de ce que l’être humain voit et ressent. Sa source d’inspiration : le cours de sa vie avec ce qui a été le plus marquant pour lui, son séjour en Californie.

Les paysages naturels et urbains

Le paysage occupe une place importante dans les travaux de David Hockney. Il le regarde dans des contextes différents, toujours en recherche de moyens techniques permettant de renvoyer l’image qu’il perçoit.

D’abord porté sur la peinture figurative, l’artiste évolue rapidement vers l’art abstrait, mais il ne s’en satisfait pas non plus. Il découvre alors chez Dubuffet, Bacon, et Picasso, une autre forme d’esthétique, moins conventionnelle, des langages nouveaux et des techniques inexplorées. Il s’en inspire et s’en approche à sa manière.

Portrait d’un artiste (Piscine avec deux personnages), 1972 Acrylique sur toile - © David Hockney - Photo : Art Gallery of New South Wales / Jenni Carter

A son arrivée à Los Angeles, David Hockney est frappé par l’omniprésence des piscines, l’éclat de la lumière et l’intensité des couleurs. Il peint immédiatement ce qu’il voit. C’est à ce moment que sa peinture commence à être reconnue.

De l’intérieur des résidences aux routes sinueuses de Californie

Dans ses représentations des intérieurs, l’image est proche du fonctionnement du regard. Ce sont des formes simples prises de plusieurs points de vue et collées les unes aux autres. Plus besoin de bouger la tête, tous les angles de l’espace considéré sont perçus sur une surface plane où la couleur domine.

Large Interior, Los Angeles, 1988 Huile, encre, papier collé sur toile - © David Hockney - Collection Metropolitan Museum of Art, New York

En Californie toujours, David Hockney peint également la ville en remontant les sinuosités de la route. Il saisit ce que l’œil perçoit lorsqu’il se déplace au milieu des collines de Los Angeles, et nous invite à partager la transformation du paysage et la déformation des maisons au fur et à mesure de son ascension.

Nichols Canyon, 1980 Acrylique sur toile - © David Hockney - Photo : Prudence Cuming Associates

Vers de nouvelles formes de représentations

Fasciné par la représentation des grands espaces, le peintre se positionne au milieu du Grand Canyon et photographie des plans de plusieurs points de vue. Il les positionne côte à côte pour obtenir une vision complète puis les travaille sur la toile.

Il est, et nous sommes avec lui, à l’intérieur du paysage. La riche palette de couleurs chaudes qu’il reprend, complète les sentiments puissants suscités par cet ensemble majestueux.

9 Canvas Study of the Grand Canyon, 1998 Huile sur 9 toiles - © David Hockney - Photo : Richard Schmidt

Paysages de rêve, couleurs magnifiques, lumière abondante, grandeur mais aussi portraits, plaisirs, beauté, et indifférence, ont été des sources d’inspiration pour David Hockney.

Sa peinture est toujours en quête de perfectionnement. L’artiste a su tirer profit des nouvelles technologies pour enrichir ses tableaux et, aujourd’hui encore, il persévère dans ses recherches techniques et visuelles.

Nicole Hayat
sur actu.archi
Revue de presse
Publication : "Habiter le monde" de Philippe Simay présente des lieux insolites qui invitent à repenser l'écologie
Les effets de l’urbanisation et du changement climatique convergent de manière dangereuse. Les villes sont fortement vulnérables aux changements climatiques et vont devoir s’adapter. Selon l’ONU, des centaines de millions de personnes dans les zones urbaines à travers le monde seront affectées par la hausse du niveau des mers, l’augmentation des précipitations, les inondations, les cyclones, les tempêtes plus fréquentes et plus fortes, les périodes de chaleur extrême et de refroidissement. Mais aussi les changements de vie en société comme le nouveau rapport au travail, à la société de loisirs, au bien-être, etc. Pourtant, à travers le monde, certaines villes déjà ont anticipé cette adaptation. Philippe Simay, dans son livre Habiter le monde (ARTE Editions), nous entraîne dans une épopée de l’habitat humain où l’homme a su s’approprier un espace pour y vivre en sécurité, en société et en harmonie avec l’environnement. « Car habiter c’est prendre soin du monde et de soi-même ».
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