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PrixDécerné par l'Académie d'Architecture, le Prix du livre d'architecture est cette année attribué à Cyrille Simonnet pour son ouvrage Morandi à Gênes, Autopsie d'un pont paru aux Éditions Parenthèses. Un prix spécial a également été remis à la collection Sensitinéraire des Éditions du Patrimoine.
Morandi à Gênes. Autopsie d’un pont par Cyrille Simonnet aux Éditions Parenthèses © Éditions Parenthèses
Morandi à Gênes. Autopsie d’un pont par Cyrille Simonnet aux Éditions Parenthèses © Éditions Parenthèses
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Le jury du Prix du livre d’architecture 2020 de l’Académie d'architecture a récompensé Cyrille Simonnet pour son ouvrage Morandi à Gênes, Autopsie d'un pont paru aux Éditions Parenthèses.

Dans un même temps, les Éditions du Patrimoine se voient remettre un prix spécial pour la collection Sensitinéraire et Mauvaise herbe de Thibaut Rassat aux Éditions La Pastèque reçoit le deuxième Prix du livre d’architecture pour la jeunesse. Enfin, une mention a été attribuée à l'ouvrage Adolf Loos et l’humour masochiste. L’architecture du phantasme de Can Onaner publié aux Éditions Métis Presses, Genève.

Annuel, le Prix du livre d'architecture récompense toute forme de publication, livre savant, d’essai littéraire, d’analyse thématique nouvelle proposant un regard sur l’architecture et la ville, pour en promouvoir la connaissance, apporter des éclairages nouveaux et contribuer à développer la culture architecturale et sa diffusion.

Le Prix du livre d'architecture : Morandi à Gênes, Autopsie d'un pont par Cyrille Simonnet

Gênes, 14 août 2018, 11h36 : le pylône n°9 d'un des plus imposants viaducs autoroutiers d'Europe s'effondre, entraînant véhicules et victimes. L'événement rarissime suscite stupéfaction et interrogations. Comment un tel ouvrage, même spectaculaire, a-t-il pu rompre alors qu'il était en usage depuis plus de cinquante ans ? Conçu dans les années soixante par l'ingénieur Riccardo Morandi, figure majeure de l'ingénierie italienne avec Pier Luigi Nervi, le viaduc sur la Polcevera avait été unanimement salué lors de son inauguration comme un chef-d'œuvre.

L'auteur de cet essai s'intéresse à la figure du pont et donne ici quelques clés de compréhension pour tenter d'expliquer la catastrophe. Riccardo Morandi, grand artisan du béton armé précontraint, sert de fil rouge à cette «autopsie» qui aborde notamment le thème du risque dans les grandes réalisations humaines, comme un plaidoyer pour la reconnaissance d'une production ouvrière originale, dont l'intrication territoriale, économique, technique rend la lecture complexe.

Le prix spécial : collection Sensitinéraire, aux éditions du Patrimoine

Villa Cavrois de Jocelyne Bouraly et Hoëlle Corvest aux Éditions du Patrimoine © Éditions du Patrimoine

Cette collection propose aux déficients visuels une découverte sensible des monuments nationaux à partir de supports tactiles et auditifs. Le dernier né de la collection propose ainsi de « lire avec les doigts » l’édifice le plus exceptionnel du mouvement moderne : la villa Cavrois construite en 1932 par l’architecte Robert Mallet-Stevens pour un riche industriel du Nord. Restaurée puis ouverte au public à partir de juin 2015, elle est aujourd’hui l’un des fleurons du réseau des sites du Centre des monuments nationaux.

C’est aussi l’occasion, pour les concepteurs de la collection, de proposer une lecture tactile de nouveaux matériaux : brique, marbres, bois rares et précieux, céramiques, parquets, chromes et aluminium brossé, sans oublier les végétaux d’un parc original. Comme pour les volumes précédents, ces planches seront gravées sur le précieux papier japonais Pachica, dont le velouté et la « mémoire » permettent de garantir une qualité unique. Un nouveau coffret simulant les façades de la villa valorise les planches tactiles emblématiques de la collection.

Le Prix du livre d’architecture pour la jeunesse : Mauvaise herbe de Thibaut Rassat

Mauvaise herbe de Thibaut Rassat aux Éditions La Pastèque © Éditions La Pastèque

Eugène est architecte. Il aime que tout soit bien droit et bien carré. Tout doit être classé, rangé et organisé. Parfois, c'est difficile de ne pas pouvoir tout contrôler…Le premier livre de Thibaut Rassat rappelle l’importance de savoir faire face à l’inattendu !

La mention : Adolf Loos et l’humour masochiste. L’architecture du phantasme de Can Onaner

Adolf Loos et l’humour masochiste. L’architecture du phantasme de Can Onaner © Éditions Métis Presses, Genève

À travers une interprétation originale et audacieuse de l’œuvre d’Adolf Loos, Can Onaner éclaire des aspects peu connus de cette personnalité éminente de l’histoire de l’architecture. Replaçant l’analyse dans le contexte viennois de la guerre des idées et de la lutte des sexes, cet ouvrage donne sens aux contradictions et paradoxes – progrès et fixité, érotisme et rationalité, sacré et profane – qui ont longtemps rendu le travail d’Adolf Loos difficile à saisir. L’humour masochiste en architecture, de par son caractère dialectique et ambivalent, y apparaît comme l’expression d’une impulsion critique, une résistance contre l’aplatissement des choses soumises à l’ordre d’une idéologie dominante.

Le jury

Les livres ont, cette année été lus et sélectionnés par le jury présidé par Sylvie Clavel, membre de l’Académie d’Architecture, et composé d'une assemblée d'architectes, journalistes et auteurs, membres ou non de l'Académie d'architecture, parmi lesquels David Abittan, Remy Butler, François Chaslin, Florence Contenay, Margaux Darrieus, Bertrand Dubus, Mathias Gervais de Lafond, Gérard Grandval, Mireille Guignard, Benjamin Mouton, Gwenaël Querrien, Isabelle Régnier et du président de l'Académie d'architecture Bertrand Lemoine.

La rédaction tient à préciser que tout ou partie de cet article est extrait d'un communiqué de presse